Récupération de données : ce qui est possible, ce qui ne l'est pas
Disque effacé, formaté, mort mécaniquement ou chiffré : quatre situations très différentes, avec des chances de récupération qui n'ont rien à voir.
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Toutes les pertes de données ne se ressemblent pas. La première chose à faire est d'identifier laquelle vous vivez, parce que le bon réflexe change du tout au tout.
Cas 1 : fichier supprimé par erreur
Très bonnes chances. Tant que la zone n'a pas été réécrite, les données sont encore là. Le réflexe qui compte : arrêter d'utiliser le disque immédiatement. Chaque minute d'usage réduit les chances.
Cas 2 : partition perdue ou disque formaté
Bonnes chances également, si le disque n'a pas été réécrit derrière. La table de partition est une table des matières : la perdre ne détruit pas le livre.
Cas 3 : disque défaillant électroniquement
Chances variables. Un disque qui se monte par intermittence peut souvent être copié secteur par secteur vers un support sain, puis analysé tranquillement. C'est le forfait de récupération à 280 €, sans garantie de résultat parce qu'aucun professionnel honnête n'en donne.
Cas 4 : panne mécanique ou disque chiffré sans clé
Là, c'est non. Un disque qui claque a besoin d'une salle blanche et d'un laboratoire spécialisé, avec des tarifs à quatre chiffres. Un volume chiffré dont la clé est perdue est mathématiquement irrécupérable, et c'est précisément le but du chiffrement.
Dans ces deux cas, on vous oriente au lieu de tenter quelque chose qui aggraverait la situation.
La seule vraie solution
Trois copies, sur deux supports différents, dont une hors du site. Une mise en place de sauvegarde cloud coûte 190 €, sa supervision mensuelle 35 €. À comparer à une récupération à 280 € qui, elle, peut échouer.