Migrer son site sans coupure : la méthode en cinq étapes
Changer d'hébergeur fait peur pour une seule raison : la crainte du site hors ligne. Voici la procédure qui l'évite, étape par étape.
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Une migration ratée se voit tout de suite. Une migration réussie ne se voit pas du tout, et c'est précisément l'objectif.
Étape 1 : l'inventaire
Fichiers, base de données, emails, tâches planifiées, certificats, redirections existantes, et surtout les intégrations tierces qu'on oublie systématiquement : paiement, formulaires, newsletter, outils d'analyse.
Étape 2 : la réplication
Tout est reconstruit sur la nouvelle infrastructure pendant que l'ancienne continue de servir les visiteurs. Aucun impact, aucune fenêtre de risque.
Étape 3 : les tests sur domaine temporaire
Le site tourne sur une adresse provisoire. On vérifie l'affichage, les formulaires, le paiement, les emails transactionnels, et les performances. C'est là qu'on trouve les surprises, pendant que l'ancien site est encore debout.
Étape 4 : la bascule DNS
La durée de vie des enregistrements est abaissée 48 h avant, pour que le changement se propage en minutes plutôt qu'en heures. La bascule se fait hors heures d'ouverture, avec les deux serveurs actifs simultanément : les visiteurs arrivent sur l'un ou sur l'autre, et voient la même chose.
Étape 5 : le double run et la surveillance
L'ancien hébergement reste actif une semaine. La supervision est renforcée, les journaux sont surveillés, et le plan de retour arrière reste valable jusqu'au bout.
Le point qui fait vraiment la différence
Le plan de rollback, écrit avant de commencer. Savoir exactement comment revenir en arrière est ce qui permet d'avancer sereinement.
Les tarifs
Migration d'un site vers l'hébergement mutualisé : 120 €. Migration d'un site WordPress ou autre CMS : 280 €. Migration d'un serveur complet, cartographie et bascule comprises : 680 €. Migration d'une boîte mail : 25 € par boîte, historique IMAP compris.