Petites séries : quand l'impression 3D bat le moulage
Le seuil de bascule entre impression et injection plastique, calculé sur des cas réels, et les cinq situations où la 3D gagne quel que soit le volume.
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L'injection plastique reste imbattable en grande série. La question intéressante est de savoir où se situe exactement la bascule.
Le coût d'entrée change tout
Un moule d'injection coûte de quelques milliers à plusieurs dizaines de milliers d'euros, avant la première pièce. Ensuite, chaque pièce revient à quelques centimes.
En impression 3D, il n'y a pas de coût d'entrée. Chaque pièce coûte à peu près le même prix, que ce soit la première ou la centième.
Le point de bascule
Pour une petite pièce simple, il se situe généralement entre 500 et 2 000 exemplaires. En dessous, l'impression est plus économique ; au-dessus, l'amortissement du moule prend l'avantage.
Les forfaits de série reflètent cette dégressivité : 120 € les 10 pièces, 260 € les 25, 480 € les 50 et 890 € les 100, pour des objets de moins de 50 g.
Les cinq cas où la 3D gagne quel que soit le volume
Le produit va encore évoluer. Modifier un fichier coûte une heure ; modifier un moule coûte un moule.
Chaque pièce est différente. Personnalisation au nom, dimensions adaptées à chaque client, numérotation : l'injection en est incapable, l'impression n'y voit aucune difficulté.
La géométrie est impossible à démouler. Canaux internes, structures en treillis, formes fermées : l'impression construit couche par couche et n'a pas de contrainte de démoulage.
Le délai est court. Un moule demande des semaines. Une série de 50 pièces sort de l'atelier en quelques jours.
Le besoin est incertain. Produire 100 pièces pour tester un marché coûte 890 €. Le même test avec un moule engage plusieurs milliers d'euros avant la première vente.
Le conseil pratique
Commencez en impression, validez le produit et la demande, puis passez à l'injection si le volume le justifie. Le fichier 3D validé sert de base au mouliste : rien n'est perdu.