Infogérance : ce qu'un forfait couvre vraiment
Supervision, patching, sauvegardes, heures incluses : ce qui se cache derrière un forfait mensuel, et à partir de quelle taille de parc il devient rentable.
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Un forfait d'infogérance ressemble à une assurance : on paie tous les mois pour que rien ne se passe. Voici ce qu'il y a réellement dedans.
La supervision
Des agents installés sur les postes remontent l'espace disque, la santé des disques, les erreurs système et l'état de l'antivirus. L'intérêt n'est pas de surveiller les gens : c'est de voir un disque mourir avant qu'il ne meure.
Le patching
Les mises à jour système et applicatives sont planifiées hors heures de travail, testées sur un poste pilote, puis déployées. Ce qui évite à la fois les failles laissées ouvertes six mois et la mise à jour surprise en pleine réunion client.
Les sauvegardes supervisées
Une sauvegarde qui échoue silencieusement pendant trois semaines est le scénario le plus courant. La supervision vérifie les journaux, alerte en cas d'échec, et teste régulièrement une restauration ciblée.
Les heures incluses
C'est la partie concrète : 3 h par mois pour un parc de 1 à 5 postes, 6 h jusqu'à 15 postes, 12 h jusqu'à 30. Non consommées, elles ne se cumulent pas indéfiniment, mais le tarif horaire hors forfait tombe à 75 € au lieu de 85.
À partir de quand c'est rentable
Au-delà de trois postes utilisés quotidiennement, ou dès qu'une journée d'arrêt coûte plus qu'un mois de forfait. En dessous, l'intervention ponctuelle reste plus économique, et on vous le dira.
Ce qui reste en dehors
Le matériel, les licences tierces et les développements spécifiques. Une astreinte hors heures ouvrées existe séparément, pour les activités où une panne du samedi ne peut pas attendre le lundi.